Vins AOC, AOP, IGP : quelles différences ?

Vins AOC, AOP, IGP : quelles différences ?

Différences vins AOC AOP IGP

Vin AOC, AOP, IGP… Ces acronymes sont des signes officiels de la qualité et de l’origine d’un produit alimentaire, notamment des vins, et doivent probablement vous être familiers. Quelles est l’origine de leur création ? Quelles sont les différences entre ces trois signes ? Que représentent-t-ils dans le marché viticole français et sont-ils vraiment un gage de qualité ? Nous vous aidons à y voir plus clair dans cet article.

Les prémices de l’Appellation d’Origine Contrôlée

Au début du vingtième siècle, le marché du vin était submergé par des vins falsifiés à l’aide de techniques illicites : vin mélangé à de l’eau, raisin séchés importés de Turquie ou de Grèce, etc.
Ces fraudes ont déclenché de grandes manifestations de viticulteurs qui ont débouché sur les premières lois anti-fraude pour protéger le vin naturel, produit de façon traditionnelle.

Le 30 juillet 1935, un décret-loi permet la création de l’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) et la fondation d’un « Comité National des Appellations d’origine des vins et des eaux-de-vie », aujourd’hui devenu l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité), organisme administratif sous tutelle du Ministère de l’Agriculture. L’INAO a pour mission de reconnaître et protéger les signes officiels d’identification (AOC, AOP, IGP, etc.) et de contrôler le respect des règles permettant leur attribution.

Les différents signes officiels d’identification des vins

Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) :

AOC vin

On parle de vin AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) lorsque toutes les étapes de sa production sont effectuées selon un savoir-faire reconnu, dans une aire géographique définie et unique donnant des caractéristiques propres au vin en question. La notion de terroir est ici très importante.
D’abord initié dans le vin, l’AOC s’est ensuite appliquée, en 1990, à tous les produits agricoles et alimentaires. Cette appellation a un rayon d’application limité à la France mais elle est la première étape pour aller vers l’obtention de la reconnaissance européenne : l’AOP.

Appellation d’Origine Protégée (AOP) :

AOP vin

L’Appellation d’Origine Protégée (AOP) est une appellation européenne créée en 1992 et étendue au milieu viticole en 2009. Sa principale différence avec l’AOC est son application à l’échelle européenne. Cependant, un vin doit nécessairement obtenir son appellation d’AOC pour être éligible à l’obtention de l’AOP. L’INAO administre les AOC en France, et se charge du lien entre les AOC et les AOP au niveau de l’Union Européenne.

Dans le cadre de l’obtention du signe AOC puis AOP, les vins doivent respecter un cahier des charges imposant des règles strictes concernant :
– Le terroir : Seules certaines communes sont autorisées
– Les dimensions et le rendement maximal de la production viticole : Espacement des pieds de vignes, hauteur du feuillage, hectolitres par hectare défini, etc.
– Les types de vins et les cépages autorisés
– Le titre alcoolique volumique et la richesse en sucre des vins
– La transformation, l’élaboration, l’élevage ou la manutention de ces vins.

Selon les chiffres de l’INAO, on recense 363 vins AOC/AOP en France, qui représentent près de 60% des volumes commercialisés et une production de 22 millions d’hectolitres. La surface du vignoble AOP est de près de 446.000 hectares, soit 60% du vignoble français.

Indication Géographique Protégée (IGP) :

IGP vin

L’Indication Géographique Protégée, ou IGP, a été créée en 1992 et introduite dans le milieu du vin en 2009 en remplacement de l’appellation française « Vin de Pays ». C’est une dénomination européenne, répondant à des critères plus souples que l’AOP et qui protège des vins dont au moins une étape de production a été réalisée dans la zone géographique propre à l’appellation. Ces étapes sont moins astreignantes que celles exigées pour les vins AOP.

La délimitation géographique des IGP ne se limite pas à quelques communes mais à toute une région, le rendement maximal toléré est supérieur à celui des AOC/AOP, les types de vins labellisés IGP sont plus variés et les règles de manutention plus légères.

Selon les chiffres officiels, 74 vins sont identifiés IGP en France. Ils représentent une production de 12,6 millions d’hectolitres (environ 33% des volumes de la production française) et une surface d’exploitation de près de 195.000 hectares, soit 25% du vignoble français.

Une différence de goût ? De qualité ?

différence aop aoc igp vin

Les Appellations d’Origine Contrôlée, les Appellations d’Origine Protégée et l’Indication Géographique Protégée viennent relier un produit à son origine, à son terroir. Ces indications apportent des règles strictes de production, plus coûteuses et plus contrôlées, qui ne sont pas nécessairement gage de qualité du vin, mais qui apportent un respect des origines et des techniques authentiques de fabrication, et une protection juridique des terroirs, à l’échelle de l’Union Européenne.

Nos caves et vitrines à vins sauront préserver et sublimer tous vos crus labellisés AOC, AOP ou IGP !


tableau differences aoc aop igp vin
Laissez-vous séduire par le design des vitrines à vin

Laissez-vous séduire par le design des vitrines à vin

Au-delà de l’aspect pratique, une cave à vin peut aussi habiller une pièce et y apporter une touche de modernité. Avec une vitrine à vin, non seulement vous décorez votre intérieur de manière originale mais vous offrez en plus un magnifique écrin à vos bouteilles de vin, tout en les conservant et en les mettant à température de dégustation.

Il existe différents types de vitrines à vin ce qui permet de choisir le modèle s’adaptant parfaitement à n’importe quel espace, que l’on soit un particulier ou un professionnel.

La vitrine à vin encastrable

Encastrée directement dans le mur d’une pièce, la vitrine à vin devient alors un véritable élément de décoration de votre intérieur en y apportant style et esthétisme. Il existe même des vitrines de faible profondeur s’intégrant facilement dans les murs de faible épaisseur, permettant de créer une ambiance unique au sein de votre cuisine ou de votre salon. Pour les espaces plus grands, la vitrine encastrable traversante vous permettra d’accéder à vos bouteilles aussi bien par l’avant que par l’arrière tout en créant un espace lumineux pour vos vins.

La vitrine à vin en pose libre

Idéale pour installer votre vitrine où vous le souhaitez, vous pourrez également choisir entre 1, 2, 3 ou 4 faces vitrées afin d’optimiser l’exposition et la mise en valeur de vos vins. Vous pourrez ainsi admirer vos bouteilles sous tous les angles !

Les vitrines à vin en pose libre existent également en version faible profondeur ou en version traversante.

Mise en valeur de vos bouteilles

Ainsi exposées, le choix d’un bon cru sera plus aisé mais vos bouteilles seront également valorisées. L’agencement intérieur peut être entièrement personnalisable et vous pourrez ranger vos bouteilles à l’horizontal, inclinées ou debout, à votre convenance. L’encadrement peut également être personnalisable et choisi parmi différents coloris. Enfin, l’éclairage par LED viendra améliorer la visibilité de vos vins.

Esthétisme et technologie

Si l’esthétisme est de mise avec les vitrines à vin, la technologie n’est pas en reste. En effet, grâce à une technique innovante, certains modèles très polyvalents peuvent être programmés selon votre besoin : à température de service des vins rouges ou à température de service des blancs, rosés ou Champagne ou bien encore à multi-températures étagées de service ou de conservation. Quant à la capacité, elle varie selon les modèles et peut aller de 40 et jusqu’à plus de 300 bouteilles. Mais vous pouvez également assembler plusieurs vitrines pour créer un combiné à vin et ainsi répondre à tous vos besoins de capacité.

Ainsi ces vitrines à vin savent habiller élégamment votre intérieur et contribuent à créer une ambiance unique pour la dégustation de vos vins tout en préservant vos bouteilles.

Venez dès maintenant découvrir l’ensemble de notre gamme de vitrine à vin sur www.ma-cave-a-vin.fr

Quel vin choisir pour un apéritif ?

Quel vin choisir pour un apéritif ?

Saviez-vous que 31% des français prennent un apéritif au minimum au moins une fois par semaine ? Pour un apéritif réussi il convient de suivre quelques règles concernant le choix des vins. En effet, il est par exemple conseillé de servir un alcool léger et peu sucré pour mettre en valeur les petits plats tout en ayant un taux d’alcool relativement faible pour débuter le repas. Dans cet article nous vous aidons à faire les bons choix pour un apéritif réussi.

Quel vin pour un apéritif en été ?

Lors de la saison estivale, nous vous conseillons de privilégier des vins légers pour l’apéritif. Le rosé est très prisé pendant cette période pour son côté frais et fruité qui s’accompagne parfaitement avec des planches de charcuterie ou légumes frais. Un rosé de Provence doit être servi entre 8 et 10°C pour souligner son acidité. Méfiez-vous cependant de leur degré d’alcool qui, contrairement aux croyances, n’a rien à voir avec la couleur du vin. Le vin blanc est également très apprécié en cas de forte chaleur par sa fraicheur. Pour accompagner des noix de cajou ou autres biscuits apéritifs, les vins blancs de Bourgogne ou Languedoc seront parfaits. Les vins blancs moelleux sauront plaire aux amateurs de vins sucrés.

Enfin, les vins rouges peuvent s’inviter sur vos tables à condition de rester léger.

Pour un apéritif plus festif ou plus chic

Le champagne reste une valeur sûre pour apporter un côté chic à votre apéritif. Privilégiez un champagne blanc de blanc de cépage Chardonnay. Son côté acidulé et peu sucré se mariera parfaitement avec des petits fours salés, fruits de mer ou du poisson fumé. Les fines bulles et la fraicheur de ce vin feront sensation auprès de vos convives. Pour un service optimal, servez cette boisson entre 8° et 12°C.

Pour servir vos boissons à bonne température pensez à conserver vos vins dans une cave à vin

Tout savoir sur le sulfite dans le vin

Tout savoir sur le sulfite dans le vin

Le saviez vous ? Tous les vins que nous consommons possèdent des sulfites. Ma Cave à Vin vous explique tout dans cet article.
Le saviez vous ? Tous les vins que nous consommons possèdent des sulfites

Qu’est-ce que le sulfite ?

Le sulfite, également appelé dioxyde de soufre, présent sous la forme SO2 sur les étiquettes, est un gaz incolore et très soluble dans les liquides.

Dans l’agro-alimentaire, le dioxyde de soufre peut être présent naturellement grâce à la fermentation du fruit qui va entrainer la formation de sulfite, comme par exemple pour les abricots secs. Il est aussi, et surtout, connu pour être un additif alimentaire. S’il est ajouté dans de nombreux produits c’est parce qu’il permet de conserver la couleur d’un produit ou prolonger sa durée de conservation. Vous pourrez retrouver cet additif alimentaire sur l’étiquette de charcuteries ou encore de salades en sachet sous-vide mais il est surtout connu dans l’œnologie.

Le sulfite dans le vin

Pourquoi l’utiliser en œnologie ?

Présent dans tous les vins posés sur nos tables, le SO2 est pourtant très critiqués du fait de son ajout en 2011 dans la liste des allergènes majeurs en Europe. Depuis, nous avons tous vu la mention « contient des sulfites » suite à la décision de l’Union Européenne obligeant les vignerons à indiquer la présence de sulfites si la quantité dépasse 10mg/l.
Mais connaissez-vous l’utilité du SO2 dans le vin ?

Antioxydant
Le SO2 est intégré à plusieurs étapes de la fabrication du vin : durant la vendange, au foulage ou pendant la fermentation. Le but principal est d’éviter au maximum l’oxydation lors des nombreuses manipulations du fruit. Il permet également de stopper la fermentation naturelle qui pourrait altérer les propriétés organoleptiques des vins à la dégustation.

Antiseptique
En effet, le sulfite permet de stabiliser les bactéries et autres levures présentes dans le vin. La fermentation du fruit peut être bénéfique comme, au contraire, mauvaise pour le vin en altérant totalement ses saveurs. Sans cela, une même cuvée pourra développer des goûts différents. C’est pourquoi vous avez déjà pu constater que deux bouteilles de vin naturel peuvent avoir des qualités gustatives totalement distinctes. Les vignerons l’utilisent donc comme conservateur pour assurer une homogénéité du goût.

Quelle quantité de sulfite dans le vin ?

Pour cette question il est important de savoir de quel type de vin nous parlons. Rouge ? Rosé ? Blanc ? Liquoreux ? La quantité de sulfite ne sera pas la même pour un rouge puisque la peau du fruit va protéger le vin contrairement à un vin blanc. Vous retrouverez donc plus de dioxyde de soufre dans un vin blanc ou rosé qu’un vin rouge. La quantité va également dépendre du label du vin s’il s’agit d’un vin naturel sa teneur sera inférieur à 30mg/l. Cette teneur peut monter jusqu’à 100 voir 160mg/l selon les cuvées. La quantité de SO2 ajoutée est aujourd’hui encadrée par l’Union Européenne qui vieille à réduire l’ajout de cet additif dans nos verres et nos assiettes.

Existe-t-il des vins sans sulfite ? Qu’est ce que le vin naturel ?

Sachez que même dans un vin bio, biodynamique et même naturel vous trouverez des traces de sulfite. Comme expliqué précédemment, la fermentation du raisin va permettre la création naturelle de SO2 mais la teneur sera de faible quantité. Un vin naturel possèdera la mention « Sans sulfite ajouté » mais ne sera jamais étiqueté « Sans sulfite ».

Est-ce que le sulfite provoque des maux de tête ?

Nous entendons de plus en plus parler du fait que le sulfite provoquerait des migraines. Actuellement aucune étude scientifique n’a pu prouver le lien de cause à effet. Il arrive qu’une personne allergique au SO2 puissent développer des céphalées (maux de tête) plus rapidement mais cela ne concerne qu’un faible pourcentage de la population. Ce qui est sûr, c’est que l’alcool a tendance à déshydrater le corps ce qui crée généralement les fameux maux de tête de fin de soirée. L’hydratation ainsi que la consommation modérée seront les meilleures solutions pour éviter tout désagrément.

Retrouvez notre sélection de vin sur www.ma-cave-a-vin.fr

Comment lire l’étiquette d’une bouteille de vin ?

Comment lire l’étiquette d’une bouteille de vin ?

Il est souvent difficile de comprendre l’étiquette d’une bouteille de vin. Mais, pour faire le bon choix et n’avoir aucune déconvenue, il est important de bien comprendre chaque information. Aujourd’hui, Ma Cave à Vin est là pour vous apprendre à déchiffrer les étiquettes de bouteilles de vin !

Quelles sont les mentions à connaitre ?

Il est important de savoir que certaines mentions sont obligatoires et exigées par des règlements européens. D’autres néanmoins sont facultatives mais peuvent apporter des informations utiles à l’acheteur. Concernant les vins, il en existe huit principales :

  1. Le nom de l’exploitation viticole. La mention d’un nom de marque et d’une signature commerciale permet de se distinguer des concurrents. A savoir que seuls les vins bénéficiant d’une Appellation d’Origine peuvent utiliser les termes « Château », « Maison », « Clos », « Cru », etc.
  2. La dénomination de vente réglementaire. En France, les catégories sont hiérarchisées ainsi : vin Sans Indication Géographique (SIG), vin avec Indication Géographique Protégée (IGP), vin d’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) et enfin les vins d’Appellation d’Origine Protégée (AOP).
  3. Le Titre Alcoométrique Volume Acquis (TAVA). Exprimé en pourcentage, la teneur en alcool donne également des renseignements sur la maturité du raisin. Il est précédé des mentions “titre alcoométrique acquis” ou “ alcool acquis”.
  4. La présence d’allergènes. Lorsque la concentration dépasse 10 mg / l de dioxyde de soufre, les personnes allergiques sont averties grâce à l’inscription « contient du sulfite ».
  5. La mise en bouteille. Mention doit être faite de la personne physique qui a réalisé la mise en bouteille. Son nom et son adresse doivent figurer sur l’étiquette. Les formules consacrées sont souvent « Mis en bouteille par » ou encore « Conditionné par ».
  6. Le numéro de lot, qui est composé de chiffres et de lettres, indique un ensemble de produits confectionnés dans des conditions identiques. Il permet d’assurer la traçabilité des bouteilles.
  7. Le volume. Il permet d’indiquer la contenance de la bouteille (75cl pour une bouteille, 150cl pour un magnum, 300cl pour un jéroboam, etc.). Il peut être exprimé en litre, en centilitre ou en millilitre.
  8. Le millésime. Il indique simplement l’année de récolte du raisin.
Aller au contenu principal